mardi 6 juin 2017

La viande n'existe pas








"Pourquoi les hommes sont-ils à ce point attachés à la viande ?", entretien avec la philosophe Florence Burgat.



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15 commentaires:

  1. L'inverse est aussi possible.

    J'ai été élevé comme végétalien. A ma majorité, ma mère n'a pas été capable de me convaincre du bien-fondé de ce courant (que j'appellerai une idéologie).
    J'ai dû surmonter mon dégoût de la viande, petit à petit. Cela m'a pris pas mal d'années, et je n'ai pas encore réussi pour tout. Mais globalement, j'ai réussi à retrouver une alimentation normale et j'en suis très heureux.
    J'en veux énormément à ma mère de m'avoir imposé ses choix, dont certains semblent avoir eu un impact sur ma santé. Ma tante a elle laissé ses enfants libres de choisir et l'une de mes cousines a choisi de devenir végétarienne vers 17 ans. C'est à mon avis une attitude de parent responsable. Imposer un régime alimentaire susceptible de créer des carences ou des soucis de santé devrait être sanctionné par la loi à mon humble avis, et les enfants retirés aux parents n'ayant pas un minimum de discernement.
    Je rejette aujourd'hui complètement le végétalisme, le véganisme, et toutes ces idéologies prétentieuses qui ne sont pour moi que l'expression de l'hyper-sensibilité d'une minorité incapable d'assumer le fait que l'homme est omnivore. Ou, à mon sens, une minorité qui voudrait être reconnue comme moralement supérieure aux autres du fait de sa pseudo-lucidité sur le spécisme. J'ai croisé peu de gens être végétalien ou végan parce qu'ils se souciaient sincèrement de la cause animale ; la plupart se servent de ces modes pour affirmer leur identité et leurs particularités, pour se convaincre qu'ils sont supérieurs à leurs semblables dans un domaine au moins.
    Je peux être tolérant lorsque chacun fait ses propres choix. Je n'ai aucun respect en revanche pour le discours selon lequel la vie des animaux serait plus importante que les choix des êtres humains quant à leur régime alimentaire.

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  2. Merci pour ce post très pertinent :) Je ne peux que vous rejoindre à propos des personnes végétaliennes mais qui continuent à acheter et cuisiner (je ne sais pas comment elles font) des produits animaux.
    On laisse le choix à ses enfants d'être spécistes, mais bizarrement je n'ai jamais entendu la même nécessité du choix individuel concernant le racisme, le sexisme, l'homophobie...

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  3. Comparer à l'esclavage, bonjour l'indécence. Faut pas s'étonner qu'ensuite les gens disent qu'être VG c'est un truc de blancs bourgeois...

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  4. VousVousFoutezDeMoi6 juin 2017 à 20:13

    Quitte à me prendre les foudres de la communauté quasi religieuse qu'est le véganisme, je réponds.
    Si l'auteure à la possibilité d'être végane, c'est bien parce qu'elle vit dans un monde occidentale dans lequel elle peut choisir d'être végane.
    Pas sur que des personnes vivant dans des pays émergeant ou pauvre(Congo, Laos, Ethiopie etc. on les connait bien) ont cette possibilité là et je trouve ça déplacé pour ces populations de comparer viande avec animaux mort...
    Quand à la mère de famille qui donne de la viande à ses enfants... pour qui l'auteure se prend pour comparer ça à de l'esclavagisme... Encore heureux que l'enfant mange de la protéine animale...Il faut être complètement inconscient de vouloir nourrir ses enfants dans le style végane...
    J'espère sincèrement que l'auteure garde bien cette idée en tête : "je mange végane parce que j'ai la chance de pouvoir choisir de l'être".
    "comme pour toute violence ou oppression..." Parce que vous vous permettez de jouer les philosophes en plus?
    On parlera d'oppression quand les animaux manifesterons dans la rue!

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  5. Nous mangeons trop de viande c'est sûr mais nous nous sommes séparé du reste des grands singes car nous en consommions. Comparer la consommation de viande avec l'esclavagisme c'est aller un peu trop loin quand même.

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  6. Je n'ai aucun jugement particulier sur le fait d'être vegan, en revanche le parallèle avec l'esclavagisme est pour le moins maladroit (pour ne pas dire franchement immonde, indécent, dégueulasse, minable et j'en passe).
    Vous ne pouvez pas faire une comparaison entre le trafic d'être humains, les morts, les viols, le pillage de peuples entiers au bénéfice de quelques uns (le tout avec une pensée raciste) avec le fait de manger de la viande, du fromage ou des chouquettes.
    Vous ne vouliez peut-être pas faire cette analogie, mais vous l'avez quand même faite.
    Et il y a quand même un paradoxe entre le fait de se plaindre d'être mal jugée parce qu'on est végan, et de juger ceux qui ne le sont pas (ou tolèrent ceux qui ne le sont pas) comme si c'était des esclavagistes.
    Ne venez donc pas prendre en exemple une douleur qui ne vous concerne visiblement pas pour justifier votre propre dégout des autres.
    Merci.

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  7. Complètement d'accord avec les autres. Que tu sois végétalienne pas de problèmes, mais c'est bien un mode de style très restreint et pas fait pour tout le monde.

    Tu est née et vit dans un lieu où tu peux prendre soin d'acheter des aliments qui ne sont pas issus d'animaux et rester en bonne santé mais beaucoup n'ont pas cette option donc pas la peine de les prendre pour des êtres cruels.

    Il ne faut pas oublier que c'est naturel de prendre soin de ses congénères avant d'autres espèces animales donc comparer ça à de l'esclavagisme ou l'holocauste (comme j'ai vu beaucoup faire) c'est ridicule. Pour moi le choix et la bonne santé des hommes passera toujours avant celui des animaux. On ne peut pas comparer la maltraitance des hommes à celle d'animaux.
    Je trouve ça même carrément incroyable qu'on puisse s'auto-congratuler pour son empathie des animaux et de leur peine mais passer à côté de l'esclavagisme moderne qui se passe dans des pays du tiers-monde et qu'on encourage via nos habitudes de consommation (et pas seulement en terme de nourriture)

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  8. Sans vouloir rentrer dans le débat éthique, je voudrais faire une remarque purement pratique, qui n'est pas apparente à première vue (et au sujet de laquelle je remercie ma compagne, ardente défenseur de la cause animale, de m'avoir ouvert les yeux). Quel destin pour les animaux de travail ou de boucherie, s'ils cessent d'avoir un intérêt pour l'humain ? La réponse est tristement simple : la fin de "l'exploitation animale" mettrait à relativement court terme les chevaux, les vaches et les autres sur la liste des espèces en voie de disparition ou disparues, comme le sont déjà la plupart des grands animaux sans "valeur économique".

    Pour revenir sur le plan éthique, et en ce qui me concerne, j'accorde beaucoup d'attention à la façon dont ont été traités les animaux, et je suis prêt à payer beaucoup plus cher la viande pour être sûr qu'ils ont eu une bonne vie, quitte à rogner sur d'autres budgets. Mais je ne veux pas d'un monde où les animaux de ferme ont disparu d'Europe sauf dans quelques zoos...

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  9. Bon courage avec les commentaires...

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  10. Je ne suis pas végan, et à la lecture de la planche, j'étais plutôt peu d'accord avec l'auteure.
    Mais je trouve les accusations de comparaison avec l'esclavagisme dans les commentaires infondées.
    Il est assez clair que lorsque l'auteure parle de ça, elle le fait pour illustrer qu'il est difficile de soutenir quelqu'un qui fait une chose que soi-même on considère comme négative. Le principe de l'illustration est de prendre un cas extrême de manière à ce que ça soit évident. Un exemple d'illustration similaire est, par exemple, "c'est la poêle qui se fout du chaudron". Personne n'irait penser que que celui qui dit ça est en train de prétendre que le sujet dont il parle est une poêle, en a les caractéristiques ou doit être considéré de la même manière.

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  11. Ca serait bien quand on veut défendre un point de vue d'avoir la bonne définition des mots, les commentateurs, là.
    Du genre par exemple, ne pas confondre "exemple" et "comparaison", ce qui est UN CHOUIA différent.

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  12. C'est délicat ce sujet. Comme le prouvent les commentaires antérieurs au mien. Très délicats eux aussi.
    Je me suis un peu retrouvé dans le dernier axe. Je mange normalement, quoique peu de viandes en dehors du poulet et poisson. Par coût, mais aussi par goût. Mais cela ne m'empêche pas de ressentir de l'empathie envers les animaux que nous ne mangeons pas. Et même ceux que nous mangeons. Je ne suis pas spécialment pour ou contre la peine de mort, mais si elle existait encore dans notre pays, je préférerais qu'elle se fasse avec un minimum de douleur et un maximum de respect possible. Ôter une vie est un acte lourd.

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  13. Encore merci, Julie, de soutenir la cause animale et anti-spéciste dans vos planches si jolies. <3 J'approuve le moindre de vos dires dans ce strip. Ne soyez pas découragée par les commentaires, la dissonance cognitive est une haute montagne à franchir pour nombre de nos compatriotes... :)

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  14. Bon d'habitude je ne mets pas de commentaire mais pour le coup je me sens un peu obligé de poster.

    En premier lieu je tiens à préciser que le choix alimentaire, dans son sens le plus large (vegétarien, vegan, hallal/casher ou résolument omnivore voire carnivore) relève bien évidement de la conscience et de la sensibilité de chacun. C'est bête à dire, mais il est bon de le préciser.

    Et au delà de la liberté, les raisons invoquées lors de l'application de ces régimes alimentaires spécifiques sont, principalement (voire exclusivement ?), d'ordre moral. C'est bon de le préciser aussi et surtout il est légitime d'avoir un régime alimentaire qui fait que l'on est à l'aise vis à vis de son assiette. Manger c'est nécessaire à la vie, celà doit également être un plaisir. Manger sans plaisir ou sans sentiment de honte est pour moi une évidence élémentaire mais encore une fois, rappelons-le afin que chacun n'apporte aucun jugement sur le régime alimentaire de l'autre.

    Ceci étant dit, je trouve la planche intéressante car finalement elle présente le point de vue d'une vegan. C'est bien de rappeler que ce choix alimentaire est souvent pointé du doigt à tort (ce n'est pas le régime vegan qui amène à une carence mais une mauvaise hygiène alimentaire, et c'est invariable que l'ont soit amateur de merguez ou de tofu).

    Là où la BD me gêne c'est qu'elle met en avant le jugement moral que subissent les vegan, amateur de la cause animale, tout en se permettant sur la fin un jugement de valeur au moins aussi pédant et SURTOUT fait un parallèle totalement malheureux. Ce n'est pas faire peur de dissonance cognitive (d'ailleurs dissonance par rapport à quoi ?) mais à ce compte l'auteure aurait carrément pu taper plus fort et parler Nazisme, on aurait notre point Godwin et l'ordre des Internet mondiaux seraient respectés.

    Et je maintien le pédantisme. En quoi il serait finalement faux-cul pour une mère de famille de ne pas vouloir imposer à ses enfant un régime alimentaire spécifique ? En quoi un tel comportement est comparable à l’esclavagisme ? Et quid des personnes qui n'ont pas les moyens de mettre en place un régime végétarien ou végan ? Juger c'est très bien, j'aurais aimé que la BD puisse présenter les alternatives et casser (si celà est possible) le mythe du végétarien bobo mangeur de quinoa qui coute un bras.

    Et pour terminer, last but not least, c'est très bien de vanter les bienfaits du régime alimentaire végan propre à protéger la vie des espèces et avancer un mode alimentaire sain mais :

    1) A moins de manger bio ou de cultiver ses propres légumes, manger des légumes n'est pas forcément plus sain. Pareil pour le label bio du reste.

    2) La plupart des espèce dites "alimentaires" ne doivent leur existence que du fait de l'activité de l'Homme. Si on devient tous vegan, on accepte (et assume) la fin d'un espèce ? Est-ce une approche compatible avec la cause animale ?

    3) Croire que l'activité agricole a moins d'impact voire un impact nul sur l'écosystème n'est pas plus crédible. La biodiversité dans les champs (bio ou pas) pose problème, est de nature à augmenter la prédation et réduit les zone d'habitat. Et je ne parle pas de la biodiversité végétale remise en cause. Alors oui, des exploitations agricoles plus "douce" pour l'environnement existent mais elle coutent un bras et l'impact de l'activité humaine est toujours présente.

    Tout ce laïus pour dire que j'ai bien aimé la planche (si si) mais mon ressenti presonnel de la fin de cette planche vient totalement détruire l'a-priori positif que j'avais de la démarche. Je mets cette fin sur la maladresse mais franchement, et très sincèrement, cette planche ne m'émeut pas plus qu'elle me fera changer d'avis. Pas avec cette approche finalement et c'est bien dommage.

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  15. sur ce blog où, d'habitude, tout le monde est adorable, voilà des commentaires relous.
    Comme dès que l'on touche à la viande, bon nombre de remarque bien prétentieuses apparaissent, ce qui est marrant car bon nombre de philosophes ont répondu à leurs arguments miteux et à leurs points de vue.

    Peter Singer ajoute à la cause des opprimés celle des animaux, donc l'esclavage et le statut de la femme liés aux souffrances animales, c'est normal. C'est un rapprochement facile à faire, tout comme celui qu'ont fait les philosophes de l'éthique entre animaux à l'abattoir et juifs déportés durant la Shoah (voir Un Eternel Treblinka).

    Quant au vegan qui n'a pas été convaincu par sa maman... Il aurait peut-être mieux valu lire que d'écouter "n'importe qui" :) une maman n'est pas un philosophe spécialiste de la question animale.

    Sérieux les arguments pourris d'omnivores égoïstes...
    Je précise également que, rattachée à la question animale, il y a la question de l'écologie (l'industrie bovine pollue plus que toute autre chose), la question de la faim dans le monde (et ouais les mecs) et beaucoup, beauuucoup d'autres (la santé par exemple. Et puis, loin derrière si cela ne vous intéresse pas, la souffrance animale).

    ""La plupart des espèce dites "alimentaires" ne doivent leur existence que du fait de l'activité de l'Homme. Si on devient tous vegan, on accepte (et assume) la fin d'un espèce ? Est-ce une approche compatible avec la cause animale ?"" --> élever une espèce pour la buter sauvagement bien avant la fin de sa vie n'est pas compatible avec la cause animale. Créer des bovins et des porcs incapables de se déplacer car génétiquement modifiés pour donner plus de viande est incompatible avec la cause animale. BIM ;) ;).

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