vendredi 5 septembre 2014

Si j'aurais su...








































Pour lire l'article en question, c'est ICI.

54 commentaires:

  1. Je pense que je vivrais mieux le fait de regretter de ne pas avoir eu d'enfant que de regretter d'en avoir eu...
    Donc, je pense que comme toi j'ai peur de regretter, j'ai peur d'avoir un enfant et de la regarder un jour en me disant "J'aurais pas du".

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  2. Salut Julie, merci pour cette BD juste et drôle à la fois !
    C'est vrai que c'est rarement évident d'assumer son non-désir d'enfants auprès de son entourage. On entend toujours les mêmes choses : "et tu as pensé à tes parents ?" 'tu dis ça maintenant mais tu verras tu changeras d'avis" ou encore "c'est parce que t'as pas trouvé le bon père"
    Mouais.
    Du coup on se sent moins seule quand des femmes comme Anémone ose dire sincèrement que ce n'était pas pour elles.
    Et ta BD aussi elle fait du bien :-)

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  3. Cet article m'a beaucoup touchée. J'ai 22 ans et c'est à 13-14 ans que j'ai commencé à me questionner sur le désir d'enfants. On m'a souvent dit que ne pas vouloir d'enfants, c'est égoïste, mais on ne se demande jamais si le fait de VOULOIR des enfants n'est pas égoïste aussi.

    Je n'ai pas demandée à venir au monde. Si je suis là, c'est simplement parce que ma mère m'a voulue. Je suis là pour son plaisir personnel en quelque sorte. Ma mère et moi sommes passées par pas mal de galères (financières, entre autre) et je lui en ai souvent voulu pour ça parce que je n'avais jamais rien fait pour mériter ces choses. Il y a pas longtemps, je lui ai enfin dit ce que je ressentais et que je lui en voulais un peu (beaucoup) de m'avoir mise au monde. Et elle m'a avouée que, de son côté, elle regrettait de nous avoir eus mon frère, ma sœur et moi, que ses désirs d'enfants avaient été en effet très égoïstes de sa part. C'est pas forcément très agréable d'entendre sa mère "je regrette de t'avoir mise au monde" sur le moment, mais en fait, ça me fait vraiment plaisir qu'elle l'admette.

    Pour le moment, et c'est le cas depuis mon adolescence, je ne veux pas d'enfants. Je sais, au fond, que si un jour je venais à en avoir, je serais malheureuse et par conséquent, je serais un mauvaise mère et ce bambin, qui n'aura pas demandé à être là, ne sera pas heureux à son tour. Et puis, j'aime le fait que je puisse faire [presque] tout ce que je veux sans avoir à me soucier de qui que ce soit, que je puisse pleinement me consacrer à tout ce qui me tient à cœur sans être freinée, gênée par quelqu'un d'autre. Et puis, j'aime être seule. J'aime avoir du temps seule avec ma famille ou mon copain. On m'a aussi bassinée avec "Oui, mais l'horloge biologique...", "Tu verras, tu changeras d'avis !", ces remarques me mettent hors de moi. Comme tu dis, peut-être que je changerai d'avis, peut-être pas. Je ne me prends pas la tête avec ça, en fait. Et puis j'ai le soutien de deux autres de mes amies qui, comme moi, n'ont absolument pas l'intention de donner la vie.

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  4. Effectivement, il fallait que quelqu'un souligne les propos doucement moralisateurs et sournoisement pro maternité de la journaliste de Rue89. Ouais, on peut se désintéresser de la maternité même quand on a un amant aidant à nos côtés et une enfance heureuse derrière nous. Joli trait et bel humour ! J'aime ! Merci Julie

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  5. Moi je trouve ça génial d'être suffisamment forte et suffisamment bien seule avec soi-même pour ne pas avoir besoin de se confectionner un petit réservoir vivant d'amour inconditionnel. Moi j'en veux un ou deux dans deux trois quatre ans, mais je ne prétends pas du tout que mes raisons soient valables parce que je ne pense pas qu'il y ait énormément de bonnes raisons d'en avoir. Il y a bien plus de bonnes raisons de ne pas en avoir, si on rationalise (d'ailleurs mon souhait n'est pas particulièrement rationnel). Bravo pour cet article Julie !

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    1. Merci pour vos commentaires ! Je suis vraiment contente si cette BD vous a fait du bien, ou fait rire ou les deux... :) Cela dit le but n'est pas de critiquer ou invalider le désir d'enfant(s). S'occuper d'un-e ou plusieurs enfants peut être vraiment intéressant et épanouissant pour peu qu'on en ait envie. Le problème c'est que ce "désir" aille trop souvent de soi, qu'il ne fasse pas l'objet de suffisamment de réflexion... Et qu'il soit érigé en norme imposée à toutes et tous et aux femmes en particulier.

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    2. Moi je n'ai jamais voulu d'enfant, je n'en veux pas, et je sais que je n'en voudrais jamais.
      Déjà à 13 ans des "camarades" de classe me taxaient de ne pas avoir de coeur à cause de ça.
      Des personnes plus jeunes que moi me disent le fameux "t'es jeune tu changeras d'avis" et autres propos condescendants.
      Comme si on n'avait ni pertinence, ni raison de vivre, ni validité en tant que personne tant qu'on n'avait pas pondu de la descendance, qu'on le veuille ou non, parce qu'après tout, on n'est que des vagins sur pattes, hein.
      Et curieusement, les gens deviennent soudainement sourds et aveugles quand je mentionne comme contre-arguments les violences faites aux femmes dans le milieu médical, les séquelles des accouchements, le suicide professionnel puisque la mère se tape 90% du taff parental, et autres horreurs de la sale féministe que je suis.

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  6. Tiré de l'article de Rue89 : "Elle regrette aussi qu’ils l’aient empêchée de se laisser dévorer par le cinéma."

    Combien d'hommes acteurs ont des enfants ?
    Combien d'hommes politiques, d'hommes PDG ?

    Le problème, c'est plutôt qu'on accepte en tant que société, que les pères n'assurent pas leur rôle parental ; au nom d'une mystique du pater qui ramène la pitance, pendant que la mater …materne.

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    1. Tu soulèves bien le problème. Moi j'ai envie d'avoir un enfant mais dans un contexte de partage de l'éducation. J'ai peur de me retrouver seule à m'en occuper si le père ne s'investit pas.

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  7. avant, on avait le curé, aujourd'hui, on a le psy...
    et le poids de la "maternité comme accomplissement de lafâme" reste aussi lourd que crasse...

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    1. Merci de ne pas mettre tous les psys dans le même panier ;) Déjà parce que le terme "psy" est vaste (psychologue, psychiatre, psychanalyste, psychomotricien, etc.), et surtout parce que comme partout il y a les bons et les mauvais psys, et que ceux qui donnent des interview à des journaux ou magazines people sont rarement les bons ;)

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  8. "Mais jamais on ne se demande si je pourrais regretter d'en avoir eu."

    Tellement vrai. On nous rabâche les oreilles avec notre soi-disant "égoïsme" (c'est vrai qu'il y a tellement de raisons "altruistes" de faire des enfants: transmettre le nom de famille, avoir quelqu'un pour s'occuper de vous plus tard quand vous êtes vieux...). Mais les gens n'ont pas l'air de se rendre compte d'un truc: si on regrette de ne pas en avoir eus, on est les seul(e)s impliqué(e)s. Si on regrette d'en avoir eu, on a mine de rien quand même impliqué un ou des gosses là-dedans. Ce n'est pas anodin.

    Quant à l'horloge biologique, mouaif, j'y crois moyen. Je sais depuis que je suis ado que je ne veux pas d'enfants. 20 ans plus tard, ça n'a pas changé. Avant, on me disait "tu verras, tu changeras d'avis." Maintenant, ça devient de plus en plus "tu es sûre que tu ne regretteras pas plus tard?" Peut-être, peut-être pas. Ceci dit, au moins je n'aurai pas balancé un pauvre gamin qui n'a rien demandé à personne dans l'équation.

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  9. C’est toujours une bonne chose de regarder des propos qui vont à contre-courant, mais plusieurs choses : je retiens le commentaire de Michel : « Combien d'hommes acteurs ont des enfants ? ». Jusqu’à présent, les mères se tapent l’essentiel du travail, et la grossesse peut être un vrai suicide professionnel. Je connais notamment quelqu’un, dans le milieu du cinéma censé être un peu progressiste, à qui on a signifié que sa grossesse la grillait, et elle a dû entamer une reconversion. Il faut peut-être regarder du côté du féminisme pour ne pas envisager ça comme un choix entre une vie cool et la tristesse.

    D’autre part, il faut distinguer le fait de ne pas vouloir d’enfant et le fait de regretter d’en avoir eu. Il faut être lucide : à la base, personne ne veut d’enfant, ne serait-ce qu’à cause du bouleversement logistique que ça entraine, la responsabilité morale et matérielle décrite dans la BD. A moins d’être particulièrement formaté, personne n’est jamais prêt, ou obsédé par se reproduire, surtout jeune. Mais regretter d’en avoir eu n’est pas anodin, c’est beaucoup plus transgressif, car en face de vous, vous n’avez pas une chose étrangère, source d’un baby-sitting permanant et rébarbatif, comme fantasmé dans cette BD, mais un individu qui fait parti de votre famille, et dont vous vous occupez inconditionnellement. Les propos de la psy ne sont pas si débiles ou normatifs, il faut distinguer cette parole assez courageuse et violente des mères qui regrettent d’un harcèlement imbécile de l’entourage qui pousse à un enfant « pour faire plaisir au parent », ou parce que « c’est la vie ».

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    1. Je suis maman. J'ai attendu d'avoir passé 30 ans et d'avoir énormément réfléchi avant de me lancer. Et j'avais peur de regretter de ne pas en avoir eu, oui.
      Je me suis dit, sûrement naïvement, que je regretterais de ne pas en avoir eu mais que je ne pourrais jamais regretter de l'avoir fait. J'avais tort.
      La semaine passé je suis tombée sur cette interview d'Anémone. Et j'ai eu un épisode superbement dépressif parce qu'elle mettait des mots sur mon mal-être que je n'avais jamais compris. J'ai détesté être enceinte, détesté accoucher, détesté la routine dans laquelle ça m'a plongée. Mais je me demandais comment c'était possible d'aimer quelqu'un si fort et pourtant de regretter autant?
      Avec cet article, j'ai compris. J'aime mon fils plus que tout. Mais j'ai détesté devenir et être maman. Et non, ce n'est pas la même chose.
      Je pensais vraiment y avoir tellement réfléchi avant que je ne pouvais pas me planter mais la réalité c'est rien ne vous prépare à la maternité et tout ce que ça engendre!
      l y a des femmes pour qui s'est une évidence. Ou parce qu'elles sont conditionnées depuis la naissance, au choix...
      Et puis il y a les autres.
      Mais voilà oui, quand un homme ne voit pas sa paternité à travers les couches ou les biberons, c'est normal. Si une femme tient ce genre de propos, c'est l'indignation!
      La seule personne qui ne m'a pas regardée de travers c'est ma psy. Mes amies n'ont pas compris... Et je ne leur en veux pas.

      Effectivement, je ne vois pas pourquoi une femme devrait se justifier de son désir d'avoir des enfants ou non.
      Mais ce qui est sûr, c'est que quoi qu'elle fasse, elle devra se justifier! Maman, pas maman? Et si oui, pourquoi le biberon et pas le lait maternel? Pourquoi tel choix de vêtements? D'éducation? D'école.... Etc etc!

      C'est usant!

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  10. Je suis d'accord avec toi Jean-Baptiste et avec Michel quant à la question de l'implication des pères : le jour où les tâches domestiques et les rôles parentaux seront vraiment partagés de façon égalitaire, la question du désir d'enfant(s) s'en trouvera forcément changée.
    Mais je n'ai pas abordé cet aspect parce que je trouve important aussi de dire que l'on peut ne pas désirer être mère ou ne pas aimer l'être (ce qui ne veut pas dire "ne pas aimer ses enfants", comme Anémone le dit très bien - et ces derniers ne semblent pas lui tenir rigueur de ses propos), même si l'on a un compagnon/une compagne investi-e, et en l'absence de carences affectives... Les propos de cette psy sont selon moi normatifs dans la mesure où ils cherchent à rationaliser à tout prix l'absence d'épanouissement dans le rôle de mère pour certaines femmes, comme s'il était impossible de simplement admettre que l'on puisse ne pas aimer ça. On entend régulièrement des pères (célèbres ou non) affirmer tranquillement leur désintérêt pour les couches et les biberons sans que les psy s'en émeuvent tellement...
    Je pense contrairement à toi que beaucoup de gens, et surtout les filles, ont très tôt intériorisé la norme du désir d'enfant, au point de ne pas toujours avoir conscience de ce qu'être parent signifie (en termes d'investissement, de responsabilités, de fatigue, etc), et ne questionnent pas ce désir, puisqu'il "va de soi" et qu'on présente encore trop souvent la maternité comme un bonheur sans faille et une source d'épanouissement sans limites. Au lieu d'oeuvrer à plus d'égalité, comme tu le dis, pour que les femmes qui veulent et/ou ont des enfants (et celles qui n'en ont pas) puissent aussi vivre leur vie professionnelle, artistique, amoureuse, amicale, dormir, jouer au badminton ou faire le tour du monde en barque...

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  11. C'est trop trop fort.
    Je vais tout me lire ce week-end, je le sens.

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  12. Le fait de regretter d'avoir eu des enfants, me fait penser à ma grand-mère. Elle ne sait jamais gêner pour dire que si elle avait pu, elle aurait préféré ne pas se marier ni avoir d'enfant et qu'elle aurait profité de la vie. Pourtant elle les aimait, tout comme ses petits-enfants. C'est juste que se marier et avoir des enfants faisaient partie de la norme. Elle s'était mariée parce qu'"à 27ans il était temps de le faire" et a eu des enfants parce que ça faisait partie de la suite logique.
    Pour ma part, je ne sais pas. En fait d'en avoir ou pas, ça m'est un peu égal.Ce n'est pas mon but premier dans la vie et je préfère régler d'autres problèmes avant de penser à être mère et à m'en rajouter.

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  13. Génial!!!
    Je veux des enfants mais je suis aussi convaincue qu'en tant que femme, c'est notre choix de vouloir ou pas des enfants.
    Et je ne comprend pas qu'on nous dis que pour être "normale" il faut forcement vouloir devenir mère.

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  14. Je me sens moins seule en lisant cette BD. J'ai dû utiliser la fameuse excuse : "Je ne veux pas élever d'enfant dans ce monde en perdition" (avec l'air dramatique) afin de clore la conversation. Et là encore, j'ai le droit à cette réponse : "Mais tu es encore jeune, ne pense pas à ça !"
    Ce genre de réflexion mise à part, j'ai une peur bleue à l'idée d'avoir un être vivant se développant dans mon ventre et dont la sortie n'est pas non plus un moment très enviable (malgré l'hypocrisie générale autour de ce sujet).
    Si je venais donc à changer d'avis, j'envisagerai sans doute d'adopter. Là encore j'ai le droit au remarque du genre : "Mais tu voudras le TIEN" ou bien "Tu dis ça parce que tu es encore jeune et donc revendicatrice." En quoi ma peur d'enfanter est revendicateur de ma part ?...

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  15. Je suis tout à fait d'accord, n'ayez pas d'enfant!

    Laissez la plèbe se reproduire et ne transmettez rien aux générations futures. Vouloir un ou des enfants impliquent de grandes responsabilités que seul une personne bien de corps et d'esprit pourra assumer... avoir des enfants n'implique rien, juste avoir un utérus fonctionnel et aucun problème de fertilité. Nous vivons dans une époque où les gens (en général) sont malades (psychologiquement), où l'intérêt personnel prime sur celui de la collectivité, où les personnes moins chanceuses intellectuellement n'ont pas conscience du lendemain et ne se soucie pas de mettre au monde des rejetons en pagaille et où celles et ceux qui auraient la capacité d'assurer un avenir à leurs enfants préfèrent se soucier d'eux-mêmes car "je veux vivre ma vie et je suis bien comme ça!".

    Je suis un homme de moins de 30 ans et le papa d'une petite fille de 2 ans. Avec ma femme, l'envie d'un enfant est venue spontanément. Nous étions conscient que notre vie allait changer, que nos passes-temps s'en trouveraient modifiés, mais cette démarche se voulait avant tout une forme d'altruisme, un don de soi pour les autres. Aucune envie de perpétuer le nom (de toute façon c'est loupé avec une fille), mais plutôt l'envie de perpétuer le savoir et la connaissance que nous avons acquis. Le monde ne pourra jamais être meilleur si nous devons nous contenter de générations futures issues du petit peuple, c'est clair que ce n'est pas avec des tribus d’écervelés que les choses iront mieux. C'est pourquoi j'ai l'espoir que si les personnes capables de penser aux autres avant de penser à leur gueule se rendent compte que la perpétuation de l'espèce est un bien nécessaire, alors je pourrai croire en un avenir meilleur.

    Et pour ceux qui pensent que la volonté d'avoir (c'est quand même un verbe inadapté, car je ne considère pas que je possèdes cet enfant, je l'éduques : oui, je lui ouvre l'esprit et les yeux sur le monde qui l'entoure mais ça n'en fait pas ma chose, elle a sa propre conscience et son libre arbitre, je ne peux que la conseillé par rapport à mes propres expériences et l'avertir d'un danger si son choix semble risqué) un enfant est liée au besoin d'être suivi par un réservoir d'affection inconditionnel, il faut s'attendre à être déçu. Avant un certain âge, il sera reconnaissant qu'on le nourrisse et qu'on s'occupe de lui, passer ce stade, il ne pourra faire preuve d'amour et d'affection que si il s'est développé dans un cadre de vie où ces valeurs étaient en usage. L'amour, ça s'apprend! Je n'attends pas spécialement de ma fille qu'elle m'aime, j'espère juste qu'un jour elle me remerciera pour lui avoir donner une chance d'exister.

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    1. Oh le beau racisme de classe décomplexé... La plèbe, le petit peuple, malades, bêtes, inutiles, font des gosses en pagaille sans réfléchir. Heureusement qu'il y a des bourges intello (mais massacreurs de grammaire) comme toi pour perpétuer le cervelas...
      On se croirait au 19ème siècle, dans ce discours obsolète et effrayant qui lie capacités intellectuelles à classe socio-professionnelle.


      Avec une pointe de sexisme tout aussi décomplexé (une fille ne transmet pas le nom ? elle porte le nom du voisin, ta fille ?)

      Enfin, merci quand même : la membresse du (très) "petit peuple" que je suis a bien ri en lisant qu'on fait encore des enfants pour "perpétuer l'espèce humaine" (à quand une inscription sur la liste rouge de l'UICN ?).

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    2. Owi, stérilisons le petit peuple composé de racailles, de chômeurs et d'alcoolo -_- Ce genre de discours me donne bien plus la nausée vu qu'il n'a même pas pour but de normaliser le désir de pouponner (que certaines personnes ont en dépit des classes sociales) mais bien de dire "Si vous êtes cultivés, riches, il FAUT que vous ayez des enfants sinon il n'y a que la "plèbe" qui se reproduira" Cet élitisme est à vomir.

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    3. Plutôt que de compter sur les générations futures pour changer le monde comme on le fait depuis des siècles, pourquoi ne pas vous y mettre vous-même, puisque vous avez l'air d'avoir tant de savoir, de connaissances et de suffisance à transmettre...

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    4. De même, j'ai bondit en lisant ces lignes sur la soi-disante nécessité de procréer pour perpétuer des idées, connaissances ou savoir-faire. Si vous aimez les choses bien faites, faites-les vous-mêmes!
      Et pourquoi ne pas investir votre si bonne foi dans des activités de sensibilisation auprès de gens qui existent déjà et dont un certain nombre vous rejoindra à n'en pas douter sur un tas d'opinions?
      Vraiment, quel gâchis!
      Charlotte

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    5. Je tombe sur ce sujet très intéressant, et je réagis bien tard ^^

      En tout cas la réflexion de notre anonyme est le thème d'un film méconnu :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Idiocracy

      Le film est franchement mauvais, lourd, gras, mais le thème de départ c'est ça : Ceux qui ont le niveau intellectuel de se poser la question ne font pas d'enfants, les autres se reproduisent sans se poser de questions, et le film propose de constater les conséquences dans le futur.

      Cela ne vole vraiment pas haut, mais de ce point de vue, le film est réussi (et c'est bien le seul aspect réussi).

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  16. Merci.
    J'ai 3 enfants que j'aime et je ne le regrette pas. Je n'en aurais pas eu je ne l'aurais pas regretter non plus. J'aime mes enfants par dessus tout. Mais je respecte et comprends parfaitement les femmes qui n'en veulent pas. Il est des choses qu'on fait lorsqu'on a des enfants et c'est merveilleux. Il y a des choses que l'on fait sans en avoir qui sont aussi belles. Je ne vois pas pourquoi une voix serai meilleure que l'autre. Je ne vois pas quelle pb il y a, a ne pas en avoir. Chaque choix est heureusement respectable et le bon pour celui qui l'a choisi ^^

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  17. Cet article, c'est moi. Overkiffe!

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  18. Merci pour cette BD! Ça fait du bien, et ça déculpabilise beaucoup, et de se dire qu'on est beaucoup dans ce cas là, ça me rassure!
    A 29 ans et depuis 13 ans en couple, ça fait maintenant quelques années que je me pose la question d'en vouloir ou pas (bien que mon compagnon me tanne pour en avoir un),
    Bien que je veux a tout prix maitriser ma vie, je me sens un peu perdue avec cette pression familiale et sociale :-(
    La peur de la fin du couple (ou devenir famille mono-parentale), du non investissement du partenaire dans les tâches familiale et quotidienne, peur de l'avenir (notamment de la France), de perdre son indépendance, de me retrouver avec un fils aussi qu'à été mon frère, de ne plus pouvoir progresser dans ma vie sociale et professionnelle...
    Encore merci pour avoir eu le culot d'en parler et de le retranscrire, merci!

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    1. Comme je vous comprends !
      Depuis quelques années mon compagnon me tanne pour un enfant, alors qu'il n'a rien "construit" pour un éventuel enfant futur ... on va dans le mur, tout part à vau-l'eau, parce que je n'en aurai pas !
      Pour lui, il en a besoin pour être quelqu'un, exister, moi pas, c'est clair que mes expériences personnelles, les combats de la vie, les problèmes de santé qui s'ajoutent... ont fait que je fasse ce choix.
      Comme vous dites, le fait de maîtriser sa vie, je ne maîtrise pas beaucoup de choses, la vie est ce qu'elle est, du coup, j'ai besoin de maîtriser ce que je peux ... pas facile en effet avec la pression autour et les regards ahuris devant mon choix !!
      Pourtant c'est tellement logique, au vu du monde, mais non !
      C'est que je suis quelqu'un de faible, d'égoïste, d'anormal, qui n'a rien compris à la vie, qui doit mûrir (ça, ça me *-$µ£@# !!! ), qui va finir et mourir seule ...
      Tout ça, les regards condescendants de ceux qui en ont eus, leurs incompréhensions me regardant comme un ovni qui obligatoirement est insensible pour ne pas vouloir partager le même grand bonheur et amour qu'eux vivent ... Alors que, Dieu, que j'en ressens des choses !!! ... Et justement !
      Comment les gens peuvent-ils nous juger comme ça, se permettre un tel mépris devant des choix si personnel !?
      Je n'arrive pas à le comprendre, on est censé être libres, mais pourtant toujours obligés de suivre des chemins tout tracés, surtout pas dépasser les lignes prédéfinies par une société, pourtant "pourrie", tout du moins bien abîmée, sinon dans le meilleur des cas on est pris pour des marginaux ou dans le pire pour des attardés !
      Tant pis, on est déjà tellement contrôlés, en souffrances, dans le stress,... que j'opte pour ma vision personnelle (et je ne suis pas si unique que ça !) et basta pour les autres !!! C'est ma vie ! :-)

      Bonne route à vous, quel que soit le chemin ;-)
      Et merci pour cette BD, Dame Julie, très bien faite, claire, humoristique et très belle tout de même.

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    2. "qui va finir et mourir seule ..."
      Bah faut juste leur dire "soyez bons avec les gens et ils viendront vous rendre visite" ^^
      Quand on dit que les plus associaux ne sont pas ceux que l'on croit...

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  19. J'ai 49 ans et on m'a enfin lâché les baskets sur la procréation il y a quelques années. Mais je suis encore en colère contre ces personnes, que parfois je ne connaissais pas, qui m'ont gâché des soirées entières sur ce sujet si personnel. Quel irrespect, quel manque de tact que de critiquer publiquement des gens sur un choix aussi intime.

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    1. Je n'ose imaginer ce que vous avez vécu. Bravo à vous, pour être allée jusqu'au bout de votre choix, et ne pas vous être laissée influencer, malgré les critiques de votre entourage. Je pense que de nombreuses personnes auraient à apprendre de vous, car tant de femmes (et d'hommes aussi je suppose, mais en bien moins grand nombre) n'ayant pas le désir d'enfants en ont fait sous l'influence de leurs proches...

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  20. Bravo pour cette Bd et ce discours à la fois profond et léger qui l'accompagne! Je partage complètement ton point de vue et j'aimerais juste que la société "envisage" un jour de respecter les personnes qui font le choix de ne pas faire d'enfant, tout comme les femmes qui ne vivent pas forcément bien leur rôle de mères. Un peu moins d'hypocrisie rendrait les choses bien plus simples pour de nombreuses femmes.

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  21. Et alors si ça fait 15 ans que vous pensez que vous ne voulez pas d'enfant (et ça n'a vraiment pas bougé d'un poil, au contraire), et que vous avez envie de vous faire stériliser parce que bouffer des hormones à vie c'est pas votre trip, je vous dis pas ce que vous vous prenez dans la tête de la part des gynécos et autre... (mélange de mépris, d'humiliation maternaliste, de psychologie de bas étage, ... ). Une loi sur le droit à la stérilisation existe (depuis 2002 je crois), mais impossible de la faire appliquer.

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    1. J'ai réussi à me faire stériliser à l'âge de 42 ans en 1998. J'ai fait cette demande à partir de mes 17 ans. Je ne vous dit pas ce que j'ai entendu!
      Et bien cette stérilisation a été pour moi une très grande délivrance : plus de pilule qui rend malade, plus de stérilet qui fait saigner en abondance, bref la liberté de de pas être à la merci d'un accident de contraception. J'ai réussi car je suis allée à l'hôpital public dans un service d'obstétrique et gynécologie dont le patron était un progressiste ne considérant pas les femmes comme des êtres subalternes incapables de savoir ce qu'elles voulaient. Je n'ai jamais eu d'enfant, n'en ait jamais voulu et je ne regrette absolument rien. J'ai 59 ans.

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  22. Merci Julie pour cette petite BD...et tous les com' font du bien à lire car on se sent moins seule et je vois que mon idée selon laquelle cette décision est plus altruiste qu'égoïste est partagée, rassurant ! J'ai décidé depuis l'âge de 15 ans que je ne voulais pas d'enfant... En couple depuis plus de 6 ans mon ami étant pourtant prévenu mais maintenant ne comprend pas pourquoi je ne change pas d'avis... évidemment on doit changer d'avis ce n'est pas normal... et là c'est tout ce qu'on a bâti qui s'en va...Bref merci pour cette BD et ces com' un peu de compréhension ça fait toujours du bien !

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  23. Merci pour ton travail ca m'a fait énormément rire ! Et j'ai vraiment retrouvé les raisons qui me poussent a ce choix, en tant qu'homme, ma perception du jugement des autres est forcement différente, et peut être plus simple ... bravo en tout cas

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  24. Merci pour cette BD tellement vraie !
    Je trouve que vouloir un enfant est très égoïste, et égoïstement j'en voulais un/une... Je ne regrette pas d'avoir eu ma fille, je regrette de ne pas toujours arriver à être la mère que je voudrais, même si je continue d'y travailler. Etre parent c'est difficile, on ne peut pas être complètement prêts à ce qui nous attend, on peut avoir réfléchis à certaines choses mais d'autres nous surprennent et nous avons plus ou moins de mal à les gérer. Il faut du courage pour ne pas vouloir d'enfant et s'y tenir et j'adhère totalement à ce choix ! je n'en voulais qu'un/une, et je ne change pas d'avis, si j'en avais plus je serais encore moins la mère que j'aimerais être. Mon compagnon lui en voudrait 2, pourquoi ? il ne sait pas dire (sa meilleure explication étant qu'il voudrait un garçon, bah oui mais on choisira pas XD), très certainement parce que c'est ça qui est censé être "normal". J'ai eu le droit de la part de ma belle mère à un "ah ben non, faudrait pas que l'enfant soit seul lors du décès des parents", lol... Bref je passerais très certainement pour folle (comme pour beaucoup d'autres de mes choix) auprès de beaucoup de personnes en choisissant de n'avoir qu'un enfant mais je m'y tiendrais parce que c'est déjà assez dur de se dire qu'on risque de gâcher la vie de quelqu'un qui n'a rien demandé à la base, je veux clairement pas augmenter mes chances de gâcher la vie de 2 personnes, juste parce que "tout le monde" trouve que c'est beaucoup plus normal.
    Courage à tous ceux qui font des choix hors du commun !

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    1. Tu m'as fais rire avec le propos de la belle mère. Priceless!!!

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  25. Tout est dit. Merci. Mille merci ! :)

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  26. Bonjour,
    merci pour cette petite illustration. Ca fait plaisir de lire des choses dont on pense tout bas, mais qu'on ose dire tout haut, car contraire à la culture générale de notre société.
    Moi je pense qu'on est déjà nombreux sur Terre est qu'il faut arrêter de faire des enfants à tout va, comme ça parce que c'est dans la "normalité" de la vie.
    Encore merci, ça soulage le moral de voir qu'on est pas seul à penser ça.

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  27. Je n'en ai jamais voulu et je n'en parle plus autour de moi. J'en ai marre de toujours entendre les mêmes réflexions, toujours avoir les mêmes conversations, petite compilation: https://wednesdayapril.wordpress.com/2015/02/05/la-norme/

    Merci pour cette BD, j'aurais pu l'écrire <3

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  28. Je vais aller un peu à contre courant tous ces commentaires qui disent que vous n'avez pas envie d'avoir d'enfants. Attention racontage de life c'est parti !
    Alors moi, c'est E. (désolée mais j'ai pas trop envie que ma famille me lise :) ) 33 anq, maman de deux enfants.
    Et quand j'en parle on me prend pour un monstre mais à refaire et bien, je pense que je ne les ferai pas.
    Ne nous méprenons pas, j'adore mes enfants, vraiment, je prends soin d'eux, ils ne manquent de rien et certainement pas d'amour, mais comme il est dit dans le BD, c'est beaucoup trop de responsabilités.
    Aller à la piscine le mercredi matin, me priver de ciné parce que je n'ai personne pour les garder, ne pas pouvoir aller à toutes les conférences et salons su livre qui me font rêver, sortir le soir et au resto...
    J'ai pourtant un mari très papa poule, sûrement plus paternel que moi maternelle. Simplement, il travaille beaucoup (à l'extérieur), n'est pas beaucoup là, et je me retrouve la plupart du temps seule avec mes enfants.
    Sauf que... Je suis journaliste et écrivain. C'est à dire que j'ai besoin de beaucouuuuuup de temps pour moi, pour rêver, pour écrire, pour me promener, pour voyager. Et que j'ai très souvent envie de rester au lit avec mon ordi portable plutôt que d'aller au parc parce qu'ils faut faire courir les enfants sinon ils sont déchaînés.

    De là à dire que je regrette... Non quand même pas. Ils sont super, franchement, ce sont des personnes géniales qui me font rire (le plus souvent tourner en bourrique), ont du répondant et m'apportent plein de choses. Simplement, ils m'apportent aussi beaucoup de frustration. Donc ma parole est sans doute très égoïste.

    Mon cas s'explique par plusieurs facteurs aussi, ces choses qui sont propres à chacun-e-s : j'ai une santé fragile, je travaille de chez moi (pour mes proches : je ne fais rien de mes journée,s mes livres s'écrivent tous seuls, mes articles ne sont pas à rendre à un jour prêt, t'aurais pu faire ton ménage, t'as que ça à faire les emmener à la piscine.... et j'en oublie !), mon mari n'est pas beaucoup là (déménagement imminent donc ça va aller mieux à l'avenir).

    Majoritairement, je me dis que s'ils n'avaient pas été, mes gosses, il me manquerait quelque chose. Toutefois, en lisant ces témoignages de femmes qui ne veulent pas d'enfants, je me dis que moi aussi, j'aurais pu... Bref, on fait tous des choix, et l'un dans l'autre, je pense que je gère en tant que maman.

    Ce qui m'ennuie, c'est de penser ça, alors que mes deux enfants n'ont rien demandé. Ce sont des personnes qui ont des sentiments et je veux que jamais ils ne lisent ça ! Mais je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'ils doivent le ressentir et au final, pas besoin de me dire que je suis horrible, je le pense déjà de moi-même.

    Franchement, je suis éduquée, pas religieuse, si je n'avais pas voulu d'enfant, j'avais tout à fait les moyens de ne pas les faire. Mais j'ai confiance, ils vont devenir des ado puis des adultes géniaux qui viendront avec moi aux salons du livre et râleront que mes goûts sont ringards :)

    Bref, pas vraiment un regret, mais un avis mitigé sur la question.

    Désolée pour le pavé, mais quand même, à mon avis, le discours "être maman c'est génial c'est le plus métier du monde" quelle farce ! C'est hyper ingrat, très dur, éprouvant et solitaire. Alors si vous ne sentez pas, ne le devenez pas !

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    1. Merci de ce témoignage!
      J'imagine effectivement que ca ne doit pas être toujours facile mais on dirait que vos enfants ne manquent de rien, et effectivement vous trouverez peut être la gratification plus tard, avec vos futurs adultes préférés?
      Courage et merci,

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  29. Je trouve très bien de l'assumer et l'initiative est appréciable.J'ai de nombreuses amies qui ne souhaitent pas avoir d'enfants mais elles assument! Par contre moi je suis maman et je trouve aussi qu'on est une société où on nous juge facilement quand on veut être maman, jeune alors que bon j'ai un travail. Comme si on était revenue dans les années 30 où il faut d'abord se marier, avoir une maison... Et pour conclure j'ai envie de dire et si on nous laissait tranquille avec nos choix??? P.S: je vous rassure je ne me lève pas à 5h du mat pour donner à manger à mon bébé mais à 11H LE WEEK END§

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  30. Je ne sais pas si j'en aurais, ca dépendra de si je rencontre quelqu'un avec qui j'ai vraiment envie de partager l'éducation d'un enfant, un bon papa qui sera là avec moi, pas comme mon père qui s'est tiré. Déjà j'ai du mal a avoir un copain car je n'aime pas que quelqu'un dépende de moi, alors avoir un enfant... Mais il y a quand même quelques points pour dans mon coeur.
    Il y a pas longtemps une amie de ma mère m'a dit "mais tu as 26 ans fais attention il faut que tu ai un enfant rapidement car après tu seras trop vieille et ne supporteras pas la fatigue" j'étais tellement choquée qu'elle ne me demande pas au préalable si j'en voulais effectivement un que je n'ai rien trouvé à répondre, j'étais abasourdie :) vive la liberté

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  31. Un post pertinent. C'est agreable de voir que la parole se libere et que ne pas avoir d'enfant commence a etre accepte petit a petit par la societe. Doucement pas vite. J'ai d'ailleurs vu un tres bon documentaire sur le sujet cet ete a Montreal : http://mamannonmerci.blogspot.ca/. Je recommande!

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  32. Psychologue moi-même,(et plutôt d'orientation psychanalytique) je suis effaré de voir les avis de ces psychanalystes moralisateurs bien pensants et bourrés de stéréotypes.
    Ne les écoutez pas, écoutez vous. La meilleure décision le meilleur avis, c'est le votre !

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  33. La question est avant tout celle du choix. Le débat sur l'égoïsme ou l'altruisme est stérile. Nous sommes les deux quelques soit le choix effectué. Je n'ai pas imaginé ma vie sans, impossible. Il y a des moments difficile mais aucun regret. J'ai dans mon entourage très proche des personnes qui ont fait un autre choix. C'est le leur. je ne le juge pas. Ma fille de 14 ans dis qu'elle ne pourra pas s'occuper d'un enfant. Elle est dyspraxique, veut devenir écrivaine. Ma seule réponse c'est qu'à 14 ans elle a le temps de vivre plein de chose avant de se décider dans un sens ou dans un autre. Ce qui serait inquiétant ce serait une société qui ne laisserait plus la place à l'enfant dans son existence. Le choix individuel relève lui de l'intime.

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  34. Merci pour cette super Bd! Je suis pour que chacun fasse ce qu'il souhaite en respectant les chou d'autrui. Je n'ai pas voulu d'enfants jusqu'à mes 30 ans environ. Je n'en voulais pas fermement et les mêmes phrases bien citées revenaient "tu verras tu changeras d'avis" "Tu es trop jeune pour savoir ce que tu dis" "c'est égoïste de ne pas en avoir. Tu as pensé à tes parents?" J'étais outré de l'agressivité que je pouvais recevoir de la part de la société et convaincue que je n'en voulais pas... comment pouvait on nous demander de faire des enfants alors que ça s'annonçait catastrophique? Aujourd'hui je trouve que les choses ont changé. Beaucoup de mes amis parents acceptent ce choix car ils sont confrontés à toutes les difficultés que représentent également la parentalité et se rappellent aussi les effets positifs d'une vie sans enfants. Personnellement, j'ai vécu cette "horloge biologique" elle a été horrible pour moi... me rendre compte que mon corps pouvait dominer mon esprit et mes souhaits était insupportable... j'en rêvais la nuit, j'en faisais des symptômes.. puis j'ai avancé psychologiquement parlant et j'ai fait la paix avec une partie de mon histoire... et un jour je me suis dit que je voulais avoir un enfant, mais que ça venait de mon coeur... Je n'en ai toujours pas et je me dis aujourd'hui "la vie le décidera". Dans un cas comme dans l'autre je serai heureuse. J'ai une vie remplie d'enfants des autres et j'ai appris à aimer passer du temps avec eux (ce que détestais profondément jusqu'à mes 27-28 ans) et je me régale... un témoignage de plus pour remercier ta BD.

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  35. C'est un plaisir de vous lire mesdames mesdemoiselles.
    Ça fait quelques mois que je me pose effectivement la question d'être maman ou pas.
    J'ai bientôt 26 ans, on me demande si je veux des enfants... Je reste muette sur le sujet.
    Car aujourd'hui, c'est non, donc pour eux je suis jeune, je vais changer d'avis.
    On la toute entendu celle-ci haha
    Mon copain souhaite des enfants pour perpétuer la descendance et je lui ai dit que je ne souhaite pas en avoir.
    Mais pour lui, je vais changer d'avis.
    Toutes les contraintes d'être maman tournent dans ma tête.
    J'ai choisi quand j'étais ado de travailler avec les enfants et je vois tellement de choses que je comprends mon choix.
    Je tiens beaucoup trop à ma vie, ma liberté, profiter de ce que le monde offre autre qu'être maman.
    Je veux être responsable mais de Moi-même,C'est déjà bien suffisant hihi
    Et puis, j'ai découvert le monde actuel, le monde part droit dans le mur... je n'aime pas faire souffrir les autres alors ne pas être maman est un choix afin de ne pas rendre malheureux ce petit être dans ce monde cruel.
    Quand je vois comment nous avons du mal à s'occuper de soi-même, je me vois mal être maman et ne pas pouvoir offrir ce dont il rêve.

    Soyons forte et restons libre...

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